Extraits de Plantes Standardisés (EPS) : Phytothérapie Moderne
Les Extraits de Plantes Standardisés (EPS) représentent l'innovation majeure de la phytothérapie contemporaine. Obtenus par cryobroyage et extraction hydroalcoolique à degrés croissants, ils garantissent un profil phytochimique complet et reproductible, préservant le totum de la plante fraîche avec une standardisation aux marqueurs actifs conforme aux exigences pharmaceutiques.
Présentation
Les Extraits de Plantes Standardisés, désignés par l'acronyme EPS, constituent une avancée pharmaceutique majeure dans le domaine de la phytothérapie. Développés dans les années 1990 par les laboratoires PhytoPrevent (groupe Pileje), les EPS sont nés de la volonté de concilier deux exigences apparemment contradictoires : respecter l'intégralité du patrimoine moléculaire de la plante fraîche (le totum) tout en garantissant une standardisation pharmaceutique rigoureuse, reproductible d'un lot à l'autre.
Le concept repose sur un procédé breveté de cryobroyage suivi d'une extraction multi-étapes à degrés alcooliques croissants. La plante fraîche, récoltée à son stade optimal de développement (temps balsamique), est immédiatement congelée à -196 °C dans l'azote liquide pour préserver l'intégralité de ses constituants — y compris les composés les plus fragiles et volatils qui seraient dégradés par le séchage conventionnel ou l'exposition à la chaleur. Le broyage à température cryogénique produit une poudre ultrafine dont la surface de contact est considérablement augmentée, optimisant ainsi l'extraction.
Le procédé d'extraction utilise ensuite une série de passages dans des mélanges eau-éthanol à degrés croissants : d'abord un mélange très aqueux (faible degré alcoolique) pour extraire les composés polaires — polysaccharides, acides aminés, sels minéraux, flavonoïdes glycosylés — puis des mélanges progressivement plus alcooliques pour extraire les composés de polarité intermédiaire — tanins condensés, saponosides, alcaloïdes — et enfin les composés apolaires — terpènes, huiles essentielles, résines, cires. Cette extraction séquentielle, appelée « lixiviation à gradient de polarité », permet d'obtenir un extrait qui contient virtuellement tous les constituants de la plante fraîche, contrairement aux extraits secs classiques qui n'extraient qu'une fraction du totum.
L'extrait final est stabilisé dans la glycérine végétale (glycérol), un excipient neutre qui assure la conservation sans alcool résiduel et confère au produit une texture sirupeuse agréable au goût. La glycérine remplace l'éthanol résiduel par évaporation sous vide, permettant l'utilisation des EPS chez les enfants, les femmes enceintes (pour les plantes autorisées) et les patients en désintoxication alcoolique.
En France, les EPS bénéficient du statut de médicament de phytothérapie inscrit à la Pharmacopée française et sont délivrés en pharmacie sur prescription ou conseil pharmaceutique. Ils sont remboursables dans le cadre de préparations magistrales réalisées par le pharmacien. Chaque EPS fait l'objet d'une monographie détaillant ses marqueurs de standardisation, son profil chromatographique (empreinte HPLC), ses indications, sa posologie et ses contre-indications.
Principes fondamentaux
Le principe fondateur des EPS est la conservation intégrale du totum de la plante fraîche. En phytothérapie, le totum désigne l'ensemble des constituants chimiques de la plante qui, par leurs interactions synergiques, produisent l'effet thérapeutique global. Les EPS se distinguent des autres formes galéniques par leur capacité à préserver ce totum grâce au cryobroyage et à l'extraction multi-solvants.
La standardisation aux marqueurs actifs est le second pilier. Chaque EPS est caractérisé par un ou plusieurs marqueurs analytiques dosés par HPLC (chromatographie liquide haute performance) et dont la teneur doit se situer dans un intervalle défini. Par exemple, l'EPS de millepertuis est standardisé en hyperforine et hypéricine, l'EPS de valériane en acide valérénique et valépotriates, l'EPS de ginkgo en flavone glycosides et terpène lactones. Cette double approche — totum préservé et marqueurs dosés — distingue les EPS des extraits standardisés classiques (dry extracts) qui sont souvent enrichis ou appauvris en certains constituants.
La bioéquivalence au totum de la plante fraîche est vérifiée par comparaison des profils chromatographiques (fingerprint HPLC) entre l'extrait EPS et un extrait de référence de la plante fraîche. Le profil chromatographique doit montrer la présence de l'ensemble des pics caractéristiques, avec des ratios entre composés majeurs conservés. Cette approche analytique, appelée « métabolomique comparative », va au-delà du simple dosage de marqueurs et garantit l'intégrité du profil phytochimique global.
Le concept de prescription magistrale est essentiel dans l'utilisation des EPS. Le praticien prescrit un mélange personnalisé de 2 à 5 EPS unitaires que le pharmacien réalise sous forme de préparation magistrale. Cette approche permet une individualisation thérapeutique maximale, chaque mélange étant adapté au profil clinique spécifique du patient. Le pharmacien assure le contrôle des incompatibilités, des contre-indications croisées et de la cohérence galénique du mélange.
La posologie des EPS est exprimée en millilitres par jour. La dose standard pour un adulte est de 5 ml par EPS unitaire, 1 à 2 fois par jour, soit 5 à 10 ml par jour et par plante. En mélange, la dose totale quotidienne est généralement de 10 à 20 ml pour un mélange de 2 à 4 EPS. Les EPS se prennent dilués dans un grand verre d'eau, de préférence avant les repas pour une absorption optimale. Pour les enfants, la posologie est adaptée selon l'âge et le poids : 1 ml par 10 kg de poids corporel par EPS, 1 à 2 fois par jour.
Aspects techniques du procédé EPS
Le cryobroyage est la première étape critique du procédé. La plante fraîche, contrôlée pour sa conformité botanique et phytochimique, est plongée dans l'azote liquide à -196 °C. À cette température, tous les constituants sont « figés » dans leur état natif : les enzymes oxydatives (polyphénol-oxydases, peroxydases) sont inactivées, les liaisons covalentes labiles sont préservées, les composés volatils sont piégés dans la matrice végétale. Le broyage à froid produit une poudre de granulométrie inférieure à 500 µm, avec une surface spécifique très élevée qui facilite l'extraction ultérieure.
L'extraction à gradient de polarité se déroule en trois à cinq étapes successives. La première étape utilise un mélange eau-éthanol à 15-25° alcoolique, extrayant les composés les plus hydrophiles : sucres, acides aminés, acides organiques, mucilages, flavonoïdes glycosylés, certains alcaloïdes sous forme de sels. La deuxième étape utilise un mélange à 40-60° alcoolique, ciblant les composés de polarité intermédiaire : tanins condensés, proanthocyanidines, saponosides, alcaloïdes bases libres, flavonoïdes aglycones, phénylpropanoïdes. La troisième étape utilise un mélange à 70-90° alcoolique, extrayant les composés les plus lipophiles : terpènes, sesquiterpènes, diterpènes, huiles essentielles, résines, phytostérols, cires cuticulaires.
Les fractions sont ensuite réunies dans des proportions définies pour reconstituer un extrait représentatif du totum. L'éthanol est évaporé sous vide à basse température (inférieure à 40 °C) pour ne pas dénaturer les composés thermolabiles. Le résidu est repris dans la glycérine végétale (glycérol d'origine végétale, grade pharmaceutique) qui sert à la fois de conservateur (activité de l'eau réduite), de solvant (capacité à maintenir en solution les composés de polarités différentes) et d'excipient agréable au goût (saveur légèrement sucrée).
Le contrôle qualité de l'EPS final comprend : la vérification de l'identité botanique par microscopie et tests organoleptiques, le dosage des marqueurs actifs par HPLC-DAD ou HPLC-MS, l'établissement du profil chromatographique complet (fingerprint), la recherche de contaminants (pesticides, métaux lourds, aflatoxines, solvants résiduels), le contrôle microbiologique, et le test de stabilité accélérée (ICH guidelines). Chaque lot est libéré uniquement après conformité à l'ensemble de ces critères.
Du point de vue pharmacocinétique, les EPS présentent des avantages significatifs par rapport aux formes sèches (gélules, comprimés). La présentation liquide en solution glycérinée permet une absorption sublinguale partielle, court-circuitant le premier passage hépatique pour certains composés. La glycérine améliore la solubilité des composés peu hydrosolubles et facilite leur absorption intestinale. Des études de biodisponibilité comparée ont montré que les EPS atteignent des concentrations plasmatiques de marqueurs 20 à 40 % supérieures à celles des extraits secs équivalents, avec un Tmax (temps pour atteindre la concentration maximale) réduit de 30 à 45 minutes.
Indications cliniques et EPS majeurs
- EPS de millepertuis (Hypericum perforatum) : standardisé en hyperforine (3-5 %) et hypéricine (0,1-0,3 %). Indication principale : dépression légère à modérée (efficacité comparable aux ISRS selon méta-analyses Cochrane). Mécanisme : inhibition de la recapture de sérotonine, noradrénaline et dopamine. Posologie : 5 ml 2 fois/jour pendant 6 à 8 semaines minimum. Attention : inducteur enzymatique puissant (CYP3A4, CYP2C9, P-gp)
- EPS de valériane (Valeriana officinalis) : standardisé en acide valérénique (0,3-0,8 %) et valépotriates. Indication : insomnie d'endormissement, anxiété. Mécanisme : modulation allostérique positive du récepteur GABA-A, inhibition de la dégradation du GABA. Posologie : 5 ml le soir 30 min avant le coucher
- EPS de curcuma (Curcuma longa) : standardisé en curcuminoïdes (3-5 %) dont curcumine. Indication : inflammation articulaire chronique, troubles digestifs, syndrome métabolique. Mécanisme : inhibition NF-κB, COX-2, LOX-5, TNF-α. Association avec EPS de poivre noir (pipérine) pour augmenter la biodisponibilité de 2000 %
- EPS d'échinacée (Echinacea purpurea) : standardisé en alkylamides et acide chicorique. Indication : prévention et traitement adjuvant des infections respiratoires aiguës. Mécanisme : stimulation des macrophages, augmentation des cellules NK, activité antivirale directe. Posologie : 5 ml 3 fois/jour dès les premiers symptômes pendant 7-10 jours
- EPS de desmodium (Desmodium adscendens) : standardisé en saponosides et isoflavonoïdes. Indication : hépatoprotection (chimiothérapie, médicaments hépatotoxiques), hépatites virales adjuvant. Mécanisme : stabilisation des membranes hépatocytaires, activité anti-fibrotique, cholérétique. Posologie : 10 ml/jour pendant la durée de l'agression hépatique
- EPS de chardon-Marie (Silybum marianum) : standardisé en silymarine (flavanolignanes : silybine, silychristine, silydianine). Indication : stéatose hépatique, hépatites chroniques, protection hépatique. Mécanisme : antioxydant hépatocytaire, régénération cellulaire, inhibition de la pénétration des toxines hépatiques. Posologie : 5 ml 2 fois/jour pendant 2 à 3 mois
- EPS de rhodiola (Rhodiola rosea) : standardisé en rosavines (3 %) et salidroside (1 %). Indication : fatigue physique et mentale, stress chronique, burnout. Mécanisme : adaptogène — régulation de l'axe HPA, modulation du cortisol, neuroprotection. Posologie : 5 ml le matin pendant 4 à 12 semaines
- EPS de palmier nain (Serenoa repens) : standardisé en acides gras et phytostérols. Indication : hypertrophie bénigne de la prostate (stades I-II). Mécanisme : inhibition de la 5α-réductase, activité anti-inflammatoire prostatique, effet anti-œstrogénique local. Posologie : 5 ml 2 fois/jour pendant 3 à 6 mois minimum
- EPS de ginkgo (Ginkgo biloba) : standardisé en flavone glycosides (24 %) et terpène lactones (6 %). Indication : troubles cognitifs légers, insuffisance circulatoire cérébrale, acouphènes. Mécanisme : antagoniste du PAF (platelet activating factor), antioxydant, vasodilatateur cérébral. Posologie : 5 ml 2 fois/jour pendant 3 mois minimum
Déroulement d'une prescription EPS
La consultation aboutissant à une prescription d'EPS suit une démarche clinique structurée. Le praticien — médecin, pharmacien ou naturopathe formé — réalise un interrogatoire complet et un examen clinique orienté. Le diagnostic différentiel élimine les pathologies nécessitant une prise en charge conventionnelle prioritaire. Le bilan biologique peut être demandé selon le contexte clinique.
La rédaction de l'ordonnance suit un formalisme précis. Le praticien inscrit : « Préparation magistrale à base d'EPS » suivie de la liste des EPS unitaires avec leurs proportions. Exemple d'ordonnance pour un syndrome anxio-dépressif avec troubles du sommeil : EPS Millepertuis 2/5, EPS Valériane 1/5, EPS Passiflore 1/5, EPS Aubépine 1/5. qsp 300 ml. Posologie : 10 ml matin et soir dans un grand verre d'eau, avant les repas. Durée : 2 mois, renouvelable après consultation.
Le pharmacien réalise la préparation magistrale en mélangeant les EPS unitaires dans les proportions prescrites. Il vérifie l'absence d'incompatibilités (interactions entre plantes, contre-indications croisées), la cohérence de la prescription avec l'état du patient (vérification du dossier pharmaceutique), et appose son étiquetage réglementaire (composition, posologie, date de péremption, conservation). La préparation est délivrée dans un flacon en verre ambré avec une cuillère-mesure ou un gobelet doseur.
Le suivi thérapeutique est programmé à 4 semaines pour la première évaluation, puis toutes les 6 à 8 semaines. Le praticien évalue l'efficacité (amélioration des symptômes cibles), la tolérance (effets indésirables, goût, compliance), et ajuste la formule si nécessaire. Les modifications peuvent porter sur les proportions relatives des EPS, le remplacement d'un EPS par un autre (même indication, mécanisme différent), ou l'ajout d'un EPS complémentaire. Un traitement par EPS dure typiquement 2 à 3 mois pour les troubles chroniques, avec une fenêtre thérapeutique d'une à deux semaines avant renouvellement.
Les associations synergiques les plus courantes en pratique clinique incluent : curcuma + desmodium (hépatoprotection anti-inflammatoire), rhodiola + ginseng (fatigue chronique et adaptogène), valériane + passiflore + eschscholzia (insomnie complexe), échinacée + cyprès + sureau (immunité hivernale), gattilier + achillée millefeuille (syndrome prémenstruel), harpagophytum + cassis + reine-des-prés (douleurs articulaires), chardon-Marie + romarin + radis noir (drainage hépatique).
Comparaison avec les autres formes galéniques
- EPS vs extraits secs (ES) : les extraits secs sont obtenus par évaporation du solvant d'extraction et concentration. Ils perdent généralement les composés volatils (huiles essentielles) et peuvent subir une dégradation thermique. Les EPS préservent mieux le totum mais sont plus volumineux (forme liquide). Les ES sont plus concentrés et se présentent en gélules (compliance supérieure pour certains patients)
- EPS vs teintures mères (TM) : les TM utilisent une extraction hydroalcoolique unique (généralement éthanol 60-70°) sur la plante fraîche ou sèche. Le profil d'extraction est moins complet que l'extraction séquentielle des EPS. Les TM contiennent de l'éthanol résiduel (contre-indiqué chez les enfants, femmes enceintes, patients en désintoxication). Avantage des TM : coût inférieur, tradition bien établie en pharmacopée française
- EPS vs infusions et décoctions : les tisanes n'extraient que les composés hydrosolubles et partiellement les composés volatils (si couvertes). Les EPS offrent un profil d'extraction beaucoup plus complet. Cependant, les tisanes possèdent une dimension rituelle thérapeutique et un volume d'hydratation bénéfiques
- EPS vs gemmothérapie : les macérats glycérinés de bourgeons ciblent spécifiquement le tissu embryonnaire végétal, riche en facteurs de croissance, hormones et enzymes. Les EPS utilisent la plante adulte entière. Les deux approches sont complémentaires et souvent associées
- EPS vs huiles essentielles : les HE ne contiennent que les composés volatils et aromatiques de la plante. Leur activité est puissante mais ciblée. Les EPS contiennent l'ensemble du totum. L'association EPS + HE est fréquente en pratique clinique (ex : EPS thym + HE thym à thymol pour les infections ORL)
- EPS magistraux vs spécialités phytothérapeutiques : les spécialités (Euphytose, Arkogélules, etc.) sont des médicaments à formule fixe, validés par l'ANSM. Les EPS magistraux permettent une personnalisation complète mais ne bénéficient pas d'AMM spécifique. Les spécialités offrent une garantie réglementaire supérieure mais une flexibilité thérapeutique moindre
Contre-indications et précautions
- Interactions médicamenteuses spécifiques aux EPS : la forme liquide concentrée des EPS peut atteindre des concentrations plasmatiques suffisantes pour provoquer des interactions pharmacocinétiques significatives. L'EPS de millepertuis est contre-indiqué avec les anticoagulants oraux, ciclosporine, tacrolimus, contraceptifs oraux, antirétroviraux (HIV), digoxine, théophylline, certains anticancéreux (irinotecan, imatinib). L'EPS de ginkgo potentialise les antiagrégants plaquettaires et les anticoagulants (risque hémorragique)
- Grossesse et allaitement : la plupart des EPS sont contre-indiqués par principe de précaution pendant la grossesse et l'allaitement. Les exceptions documentées incluent l'EPS de gingembre (nausées gravidiques, études de sécurité disponibles) et l'EPS de desmodium (hépatoprotection documentée). Toujours vérifier la monographie spécifique de chaque EPS
- Enfants de moins de 6 ans : utilisation possible avec posologie adaptée (1 ml/10 kg/jour par EPS), mais le nombre d'EPS dont la sécurité est documentée en pédiatrie est limité. Préférer les plantes à profil de sécurité bien établi : sureau, thym, mauve, camomille
- Insuffisance hépatique ou rénale sévère : la glycérine est métabolisée par le foie et éliminée par le rein. En cas d'insuffisance d'organe sévère, adapter la posologie et surveiller la tolérance. Les EPS hépatotoxiques (chélidoine, germandrée, kava) sont formellement contre-indiqués
- Diabète : la glycérine a un index glycémique non nul (indice glycémique environ 5). Aux doses thérapeutiques standard (10-20 ml/jour), l'apport en glycérine est négligeable (< 10 g/jour, soit < 40 kcal). Cependant, informer les patients diabétiques de type 1 sous insuline
- Chirurgie programmée : arrêter les EPS à activité anticoagulante ou antiagrégante (ginkgo, ail, curcuma, saule, reine-des-prés) 7 à 14 jours avant une intervention chirurgicale. Informer l'anesthésiste de la prise d'EPS, notamment ceux à activité sédative (valériane, passiflore) pouvant potentialiser les anesthésiques
- Conservation et stabilité : les EPS se conservent à température ambiante (< 25 °C), à l'abri de la lumière, pendant 24 mois avant ouverture et 3 mois après ouverture. La glycérine garantit une bonne stabilité microbiologique mais ne protège pas contre l'oxydation des polyphénols — conserver au réfrigérateur après ouverture pour les EPS riches en flavonoïdes
Avertissement médical
Les informations présentées dans cet article sont fournies à titre éducatif et informatif uniquement. Elles ne constituent en aucun cas un avis médical, un diagnostic ou une prescription de traitement. En cas de doute, consultez toujours votre médecin ou un professionnel de santé qualifié. Les techniques décrites ne se substituent pas à un traitement médical conventionnel.