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Teintures Mères en Phytothérapie

Les teintures mères sont des préparations hydroalcooliques obtenues par macération de plantes fraîches ou sèches dans un mélange eau-éthanol. Forme galénique historique de la phytothérapie, elles permettent l'extraction d'un large spectre de principes actifs et constituent la base de nombreuses prescriptions phytothérapeutiques et homéopathiques.

Teintures Mères en Phytothérapie

Présentation

La teinture mère (TM) est une préparation pharmaceutique liquide obtenue par macération prolongée d'une plante — fraîche ou sèche — dans un mélange hydroalcoolique dont le degré alcoolique est adapté à la nature des principes actifs à extraire. Le terme « teinture mère » provient de l'homéopathie hahnémannienne où il désigne la préparation de base à partir de laquelle sont réalisées les dilutions successives. En phytothérapie, le terme est utilisé plus largement pour désigner les extraits hydroalcooliques de plantes, parfois aussi appelés « teintures officinales » ou « alcoolatures » lorsqu'ils sont préparés à partir de plantes fraîches.

L'histoire des teintures végétales remonte à l'Antiquité. Les médecins grecs et romains utilisaient déjà le vin comme solvant d'extraction des plantes médicinales — les « vins médicinaux » constituaient une pharmacopée à part entière. Galien (IIe siècle) perfectionna les techniques d'extraction, et ses préparations complexes (theriaques, electuaires) incluaient des extraits hydroalcooliques. Au Moyen Âge, les alchimistes arabes et européens développèrent la distillation de l'alcool éthylique, ouvrant la voie aux teintures à haute concentration alcoolique. Paracelse (1493-1541) fut un pionnier de l'utilisation systématique des teintures alcooliques de plantes, qu'il considérait comme la quintessence du remède végétal.

En France, la Pharmacopée française et la Pharmacopée européenne encadrent strictement la fabrication des teintures mères. Deux monographies principales coexistent : celle de la Pharmacopée française homéopathique (pour les TM destinées à être diluées en homéopathie) et celle de la Pharmacopée européenne (pour les teintures officinales utilisées en phytothérapie). Les critères de qualité portent sur la teneur en éthanol résiduel, la densité, la teneur en résidu sec, l'identification des marqueurs actifs par chromatographie, et les limites de contaminants.

Le marché français des teintures mères est porté par deux circuits principaux : les laboratoires homéopathiques (Boiron, Lehning, Weleda) qui fabriquent des TM conformes à la pharmacopée homéopathique et les dispensent en pharmacie, et les herboristeries et laboratoires de phytothérapie qui proposent des teintures officinales selon la pharmacopée phytothérapeutique. La distinction entre ces deux types de préparations est fondamentale car les ratios plante/solvant, les degrés alcooliques et les usages diffèrent significativement.

Principes fondamentaux

Le principe de la teinture mère repose sur les propriétés solvantes de l'éthanol et de ses mélanges avec l'eau. L'éthanol pur (96°) est un excellent solvant des composés lipophiles — huiles essentielles, résines, cires, alcaloïdes bases libres, aglycones flavonoïdiques — tandis que l'eau extrait les composés hydrophiles — mucilages, glycosides, sels minéraux, acides organiques, polysaccharides. Un mélange hydroalcoolique permet d'extraire des composés de polarités variées, offrant un spectre d'extraction plus large que chaque solvant utilisé seul.

Le degré alcoolique du mélange extractif est le paramètre le plus important de la préparation. Il est choisi en fonction de la composition chimique de la plante cible. Les degrés les plus courants sont : 45° pour les plantes riches en tanins et polyphénols (hamamelis, vigne rouge), 60° pour les plantes à alcaloïdes et flavonoïdes (valériane, millepertuis, passiflore), 70° pour les plantes à résines et gommo-résines (myrrhe, propolis), 90° pour les plantes très riches en huiles essentielles (romarin, thym, sauge). La Pharmacopée européenne spécifie le degré alcoolique pour chaque monographie de teinture.

Le ratio plante/solvant définit la concentration de la teinture. Deux systèmes coexistent : le ratio 1/5 (1 partie de plante sèche pour 5 parties de solvant) utilisé pour les teintures officinales de plantes sèches, et le ratio 1/10 (1 partie de plante fraîche pour 10 parties de solvant) utilisé pour les teintures mères homéopathiques. En pratique, 200 g de plante sèche sont macérés dans 1 litre de solvant (ratio 1/5), ou 100 g de plante fraîche dans 1 litre (ratio 1/10). Le ratio 1/2 existe pour les teintures concentrées (dites « extraits fluides ») mais ces formes sont plus rares.

La durée de macération standard est de 21 jours à température ambiante (18-25 °C), avec agitation quotidienne pour favoriser la diffusion des principes actifs. Cette durée permet d'atteindre un équilibre de partage entre le matériel végétal et le solvant pour la majorité des composés. Certaines monographies préconisent des durées plus courtes (10-14 jours) pour les plantes fragiles ou plus longues (30-40 jours) pour les parties dures (écorces, racines). Après macération, le mélange est filtré (filtre-presse ou Büchner) et le résidu est exprimé pour récupérer le solvant imprégné. Le filtrat et l'exprimat sont réunis pour constituer la teinture mère finale.

La conservation des teintures mères est excellente grâce à l'éthanol qui assure une activité antimicrobienne. Conservées dans des flacons de verre ambré, à l'abri de la lumière et de la chaleur (< 25 °C), les TM ont une durée de validité de 5 ans. Après ouverture, elles se conservent pendant la totalité de leur période de validité car l'éthanol empêche toute contamination microbienne.

Aspects techniques et pharmacologiques

Du point de vue pharmacologique, les teintures mères présentent un profil d'extraction spécifique déterminé par le degré alcoolique et les conditions de macération. La solubilité différentielle des composés dans les mélanges hydroalcooliques suit le principe « similia similibus solvuntur » — le semblable dissout le semblable. Les composés polaires (glycosides, acides aminés, sucres) sont mieux extraits par les mélanges à faible degré alcoolique (< 40°), tandis que les composés apolaires (terpènes, phytostérols, huiles essentielles) nécessitent des degrés élevés (> 70°).

L'éthanol comme vecteur de pénétration confère aux teintures mères un avantage pharmacocinétique notable. L'éthanol facilite l'absorption sublinguale et gastro-intestinale des principes actifs en augmentant la perméabilité des membranes cellulaires. Des études pharmacocinétiques comparatives ont montré que l'administration de principes actifs en solution hydroalcoolique (comme dans les TM) produit des pics plasmatiques plus rapides et des Tmax réduits par rapport aux formes solides (gélules, comprimés). L'absorption sublinguale, lorsque les gouttes sont maintenues sous la langue 30 secondes avant de déglutir, court-circuite partiellement le premier passage hépatique, augmentant la biodisponibilité de composés comme les alcaloïdes et les flavonoïdes.

La chromatographie HPLC des teintures mères révèle un profil phytochimique caractéristique pour chaque plante. La TM de millepertuis présente des pics d'hypéricine, pseudo-hypéricine, hyperforine, adhyperforine, rutine, quercétine et acide chlorogénique. La TM de valériane montre l'acide valérénique, les valépotriates (valtrate, isovaltrate), l'acétoxy-valérénique et les sesquiterpènes. La TM d'échinacée contient des alkylamides (isobutylamides), de l'acide chicorique, de l'acide caftarique et des polysaccharides (partiellement extraits selon le degré alcoolique).

La notion de teinture mère homéopathique vs teinture phytothérapeutique est source de confusion fréquente. En homéopathie, la TM est le point de départ des dilutions et dynamisations successives (1 DH = dilution au 1/10, 1 CH = dilution au 1/100). Utilisée pure (sans dilution), la TM homéopathique constitue de facto un remède phytothérapeutique — c'est l'usage qui prévaut en pratique courante. Cependant, la TM homéopathique est préparée selon un ratio 1/10 (plante fraîche) avec un degré alcoolique souvent plus bas (45-65°), tandis que la teinture officinale phytothérapeutique utilise un ratio 1/5 (plante sèche) et un degré alcoolique variable. La TM homéopathique est donc deux fois moins concentrée en matière végétale que la teinture officinale, ce qui impacte la posologie.

Les méthodes d'analyse de la qualité incluent la détermination du titre alcoolique réel par densimétrie ou aréométrie, la mesure du résidu sec (évaporation d'un aliquote à 105 °C), l'identification et le dosage des marqueurs par HPLC-DAD ou HPLC-MS, la recherche de contaminants (métaux lourds par spectrométrie d'absorption atomique, pesticides par GC-MS), le contrôle microbiologique (inutile au-delà de 20° alcoolique), et la vérification de l'identité botanique par chromatographie sur couche mince (CCM) et comparaison avec des solutions de référence.

Indications et teintures mères majeures

  • TM de valériane (Valeriana officinalis) : racine, éthanol 60°. Sédative et anxiolytique par modulation GABAergique. Posologie phytothérapeutique : 50 à 100 gouttes (2,5 à 5 ml) le soir, 30 min avant le coucher. Peut être associée à TM de passiflore et TM d'eschscholzia pour les insomnies complexes
  • TM de millepertuis (Hypericum perforatum) : sommité fleurie, éthanol 60°. Antidépresseur par inhibition de la recapture de sérotonine, noradrénaline et dopamine. Posologie : 50 gouttes 3 fois/jour pendant 6-8 semaines. Attention : photosensibilisant, inducteur CYP3A4, nombreuses interactions médicamenteuses
  • TM de passiflore (Passiflora incarnata) : partie aérienne, éthanol 60°. Anxiolytique et sédative par action sur le récepteur GABA-A (chrysine, benzoflavone). Posologie : 30 à 50 gouttes 2-3 fois/jour. Particulièrement indiquée dans l'anxiété avec composante somatique (palpitations, oppression thoracique)
  • TM d'aubépine (Crataegus monogyna) : sommité fleurie et fruit, éthanol 45°. Cardiotonique, bradycardisante, hypotensive légère. Mécanisme : inhibition de la phosphodiestérase III (effet inotrope positif), activité anti-arythmique. Posologie : 30 à 50 gouttes 3 fois/jour. Usage prolongé (3-6 mois) pour les résultats cardiovasculaires
  • TM d'échinacée (Echinacea purpurea) : plante entière fleurie, éthanol 65°. Immunostimulante par activation des macrophages et des cellules NK. Posologie : 50 gouttes 3 fois/jour dès les premiers signes d'infection, pendant 10 jours maximum. Contre-indiquée dans les maladies auto-immunes
  • TM de chardon-Marie (Silybum marianum) : fruit (achène), éthanol 70°. Hépatoprotectrice (silymarine : silybine, silychristine). Posologie : 30 à 50 gouttes 3 fois/jour avant les repas. Indiquée dans les hépatites, stéatoses, et en protection lors de traitements hépatotoxiques
  • TM d'harpagophytum (Harpagophytum procumbens) : racine secondaire (tubercule), éthanol 60°. Anti-inflammatoire et antalgique (harpagosides). Posologie : 50 gouttes 3 fois/jour pendant les poussées inflammatoires articulaires. Contre-indiquée en cas d'ulcère gastro-duodénal
  • TM de gattilier (Vitex agnus-castus) : fruit, éthanol 70°. Progestéromimétique par action dopaminergique sur l'hypophyse (inhibition de la prolactine). Posologie : 30 gouttes le matin pendant la deuxième partie du cycle, 3 à 6 mois. Indiquée dans le syndrome prémenstruel et les troubles du cycle
  • TM de mélisse (Melissa officinalis) : feuille, éthanol 45°. Spasmolytique digestive, anxiolytique légère, antivirale (acide rosmarinique). Posologie : 50 gouttes 2-3 fois/jour. Particulièrement indiquée dans les troubles fonctionnels digestifs avec composante anxieuse
  • TM de propolis : résine d'abeille, éthanol 80-90°. Antiseptique, anti-inflammatoire, immunomodulatrice (flavonoïdes, CAPE). Posologie : 20 à 30 gouttes 3 fois/jour en période hivernale. Contre-indiquée en cas d'allergie aux produits de la ruche

Déroulement d'une prescription de teintures mères

La prescription de teintures mères en phytothérapie suit une méthodologie structurée. Après l'interrogatoire clinique et l'examen, le praticien élabore une ordonnance personnalisée qui peut comporter des teintures mères unitaires ou un mélange de TM complémentaires. La prescription précise pour chaque TM : le nom latin de la plante, la partie utilisée, le nombre de gouttes par prise, le nombre de prises par jour, le moment de la prise (avant ou après les repas, le soir pour les sédatives), la durée du traitement et les précautions d'emploi.

Les mélanges de teintures mères sont courants et permettent une action synergique. Le praticien compose un mélange de 2 à 5 TM dans un flacon unique, en respectant la compatibilité des degrés alcooliques (ne pas mélanger une TM à 45° avec une TM à 90° — risque de précipitation de certains composés). Exemple de mélange pour syndrome anxio-digestif : TM Mélisse 40 ml + TM Passiflore 30 ml + TM Aubépine 20 ml + TM Matricaire 10 ml = 100 ml. Posologie : 50 gouttes 3 fois/jour dans un peu d'eau, 15 min avant les repas.

L'administration des teintures mères se fait par voie orale, diluée dans un peu d'eau (50-100 ml) ou directement sous la langue pour les posologies faibles (effet sublingual). Le goût alcoolisé et souvent amer peut être un frein à la compliance, surtout chez les enfants. Des stratégies d'amélioration de la palatabilité incluent : dilution dans du jus de fruits, ajout de miel (pour les adultes), utilisation de comprimés neutres imbibés de TM (pour les enfants). Pour les patients en désintoxication alcoolique ou ne souhaitant pas consommer d'éthanol, les TM sont contre-indiquées et doivent être remplacées par des formes sans alcool (EPS, extraits secs, infusions).

La posologie en gouttes est la norme pour les TM. Un millilitre de TM correspond à environ 20 gouttes (variable selon la viscosité). La posologie standard adulte est de 25 à 50 gouttes (1,25 à 2,5 ml) par prise, 2 à 3 fois par jour, soit un apport quotidien de 50 à 150 gouttes (2,5 à 7,5 ml). L'apport en éthanol correspondant est de 1,5 à 4,5 ml d'éthanol pur par jour (pour une TM à 60°), ce qui est pharmacologiquement et toxicologiquement négligeable.

Le suivi thérapeutique comprend une réévaluation à 2-3 semaines pour les troubles aigus et à 4-6 semaines pour les troubles chroniques. Le praticien évalue l'efficacité symptomatique, la tolérance digestive (les TM à forte concentration alcoolique peuvent irriter la muqueuse gastrique chez les patients sensibles), et ajuste les dosages ou la composition du mélange. La durée habituelle d'un traitement par TM est de 1 à 3 mois pour les troubles chroniques, avec des fenêtres thérapeutiques d'une semaine toutes les 3-4 semaines.

Variantes et formes dérivées

  • Alcoolatures : terme ancien désignant les teintures préparées exclusivement à partir de plantes fraîches. Le suc cellulaire de la plante fraîche dilue le solvant, ce qui modifie le degré alcoolique final. Les alcoolatures sont considérées comme plus fidèles au totum de la plante vivante mais moins stables que les teintures de plantes sèches
  • Teintures officinales concentrées (extraits fluides) : préparées au ratio 1/1 (1 g de plante = 1 ml d'extrait) par percolation ou re-macération. Plus concentrées que les TM standard (ratio 1/5), elles nécessitent des posologies réduites. La Pharmacopée européenne les distingue clairement des teintures simples
  • Teintures viniques (vins médicinaux) : extraction par macération dans le vin (10-12° alcoolique). Forme galénique historique, presque abandonnée en pharmacie. Le vin de gentiane (Suze) et le vin de quinquina sont des survivances commerciales de cette tradition
  • Teintures glycérinées (macérats glycérinés) : utilisation de glycérine comme solvant (partiel ou total) en remplacement de l'éthanol. Forme sans alcool adaptée aux enfants et patients ne pouvant consommer d'éthanol. Spectre d'extraction plus limité que les TM hydroalcooliques (la glycérine est un mauvais solvant des alcaloïdes et des résines)
  • Teintures au vinaigre de cidre (vinaigrats) : macération dans le vinaigre de cidre (acide acétique 5-8 %). Forme traditionnelle pour les plantes riches en minéraux (ortie, prêle). L'acidité favorise la solubilisation des sels minéraux. Vinaigre des quatre voleurs : préparation antiseptique historique (thym, romarin, sauge, lavande, ail dans le vinaigre)
  • Spagyrie : procédé alchimique combinant macération hydroalcoolique, distillation des composés volatils, calcination du résidu végétal (cendres minérales) et réunification des trois fractions. La spagyrie est pratiquée principalement en Suisse et en Allemagne (laboratoires Phylak, Soluna, Pekana)

Contre-indications et précautions

  • Teneur en éthanol : les TM contiennent 45 à 90 % d'éthanol, ce qui les contre-indique formellement chez les patients alcoolodépendants en cours de sevrage ou abstinents, les patients sous disulfirame (Espéral) ou métronidazole (effet antabuse), les patients atteints d'hépatopathie alcoolique, et les enfants de moins de 12 ans (sauf posologie spécialement adaptée). Pour les femmes enceintes, l'apport quotidien en éthanol doit être évalué : aux doses thérapeutiques standard, l'apport est inférieur à 1 g d'éthanol par prise, ce qui est considéré comme négligeable par la plupart des auteurs, mais le principe de précaution s'applique
  • Interactions médicamenteuses : les TM concentrées peuvent atteindre des concentrations systémiques suffisantes pour provoquer des interactions. Les mêmes précautions que pour les autres formes galéniques s'appliquent : TM de millepertuis et inducteurs CYP, TM de ginkgo et anticoagulants, TM de réglisse et antihypertenseurs. La présence d'éthanol peut potentialiser les effets des benzodiazépines, antihistaminiques sédatifs et opioïdes
  • Gastrite et ulcère gastro-duodénal : l'éthanol à forte concentration est irritant pour la muqueuse gastrique. Les TM à degré élevé (> 70°) doivent être prises diluées dans au moins 100 ml d'eau et de préférence pendant ou après les repas chez les patients à risque gastrique. Les TM d'harpagophytum et de saule sont contre-indiquées en cas d'ulcère actif
  • Conduite automobile : aux doses thérapeutiques standard (150 gouttes/jour maximum), l'apport en éthanol est très faible (< 5 ml d'éthanol pur/jour) et ne modifie pas l'alcoolémie de façon significative. Cependant, l'effet sédatif de certaines TM (valériane, passiflore) peut altérer la vigilance — prévenir le patient
  • Allergies : les réactions allergiques aux TM peuvent être liées à la plante elle-même (allergies aux Astéracées, aux Apiacées) ou exceptionnellement à l'éthanol (intolérance à l'éthanol, déficit en aldéhyde déshydrogénase). Les signes à surveiller sont : urticaire, œdème, bronchospasme, flush facial
  • Chirurgie programmée : les mêmes précautions que pour les autres formes phytothérapeutiques s'appliquent. Arrêter les TM à activité anticoagulante ou antiagrégante 10 à 14 jours avant l'intervention. Signaler au médecin anesthésiste la prise de TM sédatives
  • Photosensibilisation : la TM de millepertuis est photosensibilisante (hypéricine). Éviter l'exposition solaire prolongée ou les UV artificiels pendant le traitement. Le risque de phototoxicité augmente avec la dose et la durée du traitement

Avertissement médical

Les informations présentées dans cet article sont fournies à titre éducatif et informatif uniquement. Elles ne constituent en aucun cas un avis médical, un diagnostic ou une prescription de traitement. En cas de doute, consultez toujours votre médecin ou un professionnel de santé qualifié. Les techniques décrites ne se substituent pas à un traitement médical conventionnel.

Spécialité associée

Naturopathe
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