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Méthode McKenzie (MDT — Mechanical Diagnosis and Therapy)

Système d'évaluation et de traitement des douleurs rachidiennes développé par Robin McKenzie, basé sur la classification des syndromes et sur des exercices de centralisation de la douleur.

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Méthode McKenzie (MDT — Mechanical Diagnosis and Therapy)

Présentation

La méthode McKenzie (officiellement MDT — Mechanical Diagnosis and Therapy) a été développée par Robin McKenzie (1931–2013), kinésithérapeute néo-zélandais. Sa découverte est fortuite : en 1956, il observe qu'un patient lombalgique a vu sa douleur disparaître après être resté allongé en extension lombaire (sur le ventre). Cette observation l'a conduit à développer un système d'évaluation basé sur les mouvements répétés et leurs effets sur les symptômes.

Créateur : Robin McKenzie (1931–2013), Nouvelle-Zélande

Principes fondamentaux

McKenzie classe les syndromes rachidiens en 3 catégories : (1) Syndrome positionnel — douleur due à des postures prolongées ; (2) Syndrome de dérangement — douleur avec centralisation ou périphérisation selon les mouvements ; (3) Syndrome de dysfonction — douleur à la mise en tension d'une structure raccourcie. Le concept clé est la « centralisation » : la douleur se déplace de la périphérie vers le centre (bonne réponse) ou se périphérise (mauvaise réponse). Le traitement utilise principalement des exercices autoadministrés par le patient.

Indications principales

  • Lombalgies et radiculopathies lombaires (sciatique)
  • Hernies discales avec centralisation possible
  • Cervicalgies et radiculopathies cervicales
  • Dorsalgies mécaniques
  • Douleurs référées des membres (sans déficit neurologique)

Déroulement d'une séance

La première consultation inclut une évaluation McKenzie complète (30 à 60 minutes) : anamnèse, test des mouvements répétés (flexion, extension, inclinaisons) dans les 3 plans. Le thérapeute observe la centralisation/périphérisation, raideur ou déformation. Il classe le syndrome et prescrit des exercices. Le patient est autonome dans la réalisation des exercices (6 à 10 fois, 6 à 8 fois par jour). Des forces additionnelles peuvent être nécessaires si l'auto-traitement échoue.

Variations

  • Extension en décubitus (pour hernie discale postérieure L4-L5/L5-S1)
  • Retraction cervicale (chin tuck — pour cervicalgie)
  • Flexion (syndrome de dysfonction en extension)
  • Forces additionnelles par le thérapeute
  • Mobilisation versus manipulation selon la réponse

Contre-indications

  • Syndrome de la queue de cheval
  • Déficit neurologique progressif
  • Tumeur ou infection rachidienne
  • Fracture vertébrale

Avertissement médical

Les informations présentées dans cet article sont fournies à titre éducatif et informatif uniquement. Elles ne constituent en aucun cas un avis médical, un diagnostic ou une prescription de traitement. En cas de doute, consultez toujours votre médecin ou un professionnel de santé qualifié. Les techniques décrites ne se substituent pas à un traitement médical conventionnel.

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