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Qu'est-ce que la kinésithérapie ?
La kinésithérapie, du grec kinesis (mouvement) et therapeia (soin), est une discipline paramedicale fondée sur le mouvement et les techniques manuelles pour restaurer, maintenir ou améliorer les capacités fonctionnelles du corps. C'est la première profession paramedicale en France par le nombre de praticiens, avec plus de 90 000 kinésithérapeutes inscrits a l'ordre, dont près de 85% exercent en libéral. La kinésithérapie constitue un pilier essentiel du système de santé français, intervenant aussi bien en rééducation post-operatoire qu'en prévention des troubles musculo-squelettiques.
L'histoire de la kinésithérapie en France remonte a 1946, date de la création officielle du diplômé d'État. La profession a connu une reforme majeure en 2015, portant la durée des études de 3 à 5 ans après le baccalaureat (une année de sélection universitaire suivie de 4 années en Institut de Formation en Masso-Kinésithérapie). Cette reforme a aligne la formation française sur les standards européens et internationaux, renforçant les compétences en recherche clinique et en raisonnement diagnostique. En 2016, l'Ordre des Masseurs-Kinesitherapeutes a été créé pour reguler la profession.
Le kinésithérapeute est un professionnel de santé à part entière, titulaire d'un Diplômé d'État (DE) et inscrit au répertoire ADELI. Son titre est protégé par la loi : seuls les détenteurs du DE peuvent exercer et utiliser le titre de masseur-kinésithérapeute. La profession repose sur trois principes fondamentaux : le bilan diagnostique kinésithérapique (BDK), l'élaboration d'un programme de soins personnalisé, et l'évaluation continue des résultats. Le kine intervient sur prescription médicale dans le cadre du parcours de soins coordonnes, ce qui permet le remboursement par la Sécurité sociale.
Les domaines d'expertise de la kinésithérapie sont vastes : rééducation orthopedique et traumatologique, kinésithérapie respiratoire, neurologique, pédiatrique, du sport, perineale, vestibulaire et cardiaque. Le kinésithérapeute utilise un arsenal thérapeutique complet incluant les techniques manuelles, les exercices actifs et passifs, l'électrothérapie, la balnéothérapie et les agents physiques (chaleur, froid, ultrasons). Cette polyvalence en fait un acteur incontournable de la chaine de soins, du nourrisson au patient âge.

Comment se déroule une séance de kinésithérapie ?
Une séance de kinésithérapie dure en moyenne 30 minutes en cabinet, bien que certaines séances spécialisées (rééducation neurologique, kine respiratoire) puissent atteindre 45 à 60 minutes. La première consultation est plus longue : le kinésithérapeute réalisé un Bilan Diagnostique Kinesitherapique (BDK), examen complet qui évalue la mobilité articulaire, la force musculaire, la posture, l'équilibre et les capacités fonctionnelles. Ce bilan est transmis au médecin prescripteur et constitue la base du programme de soins.
Les techniques manuelles occupent une place centrale : mobilisations articulaires passives et actives-aidées, étirements musculaires, massage thérapeutique (petrissage, friction, drainage), techniques de libération myofasciale et de levée de tension musculaire. Le kine adapté la pression et l'intensité à chaque patient. En rééducation orthopedique, les exercices actifs progressifs (renforcement, proprioception, stabilisation) sont essentiels pour restaurer la fonction.
La kinésithérapie respiratoire utilise des techniques spécifiques : drainage bronchique, desencombrement, ventilation dirigée, techniques d'expiration forcée (TEF). Chez le nourrisson, l'accélération du flux expiratoire (AFE) et la toux provoquée permettent d'evacuer les secretions bronchiques. La kine vestibulaire emploie des manoeuvres de repositionnement (Epley, Semont) et des exercices d'habituation pour traiter les vertiges positionnels.
Le kinésithérapeute dispose également d'outils complémentaires : electrostimulation musculaire (TENS, courants excito-moteurs), ultrasons thérapeutiques, cryothérapie, thermothérapie, pressothérapie et balnéothérapie. En fin de séance, des exercices à domicile sont prescrits pour prolonger les bénéfices du traitement. Un programme de rééducation complet comprend généralement 10 à 20 séances, à raison de 2 à 3 séances par semaine selon la pathologie.

Les bienfaits prouves de la kinésithérapie
La kinésithérapie dispose d'un solide socle de preuves scientifiques. La Haute Autorite de Santé (HAS) recommandé la kinésithérapie comme traitement de première intention pour les lombalgies chroniques, les cervicalgies, l'arthrose du genou et la rééducation post-chirurgicale. Les études montrent une réduction de la douleur de 40 à 60% après un programme complet de rééducation, avec des résultats comparables voire supérieurs aux traitements médicamenteux pour les douleurs chroniques du dos.
En rééducation respiratoire, la kinésithérapie est indispensable dans la prise en charge de la bronchiolite du nourrisson, de la mucoviscidose, de la BPCO et des suites de pneumopathies. Une meta-analyse publiée dans le Lancet Respiratory Medicine confirme que la rehabilitation pulmonaire (incluant la kine respiratoire) améliore significativement la capacité d'effort et la qualité de vie des patients BPCO. En neurologie, la rééducation précoce après un AVC augmente de 30% les chances de récupération fonctionnelle.
La kinésithérapie du sport permet de réduire de 50% le risque de récidive des entorses de cheville grâce aux programmes de proprioception. En post-operatoire (protheses de genou et hanche), la rééducation accéléré le retour a l'autonomie : les patients bénéficiant d'une kinésithérapie précoce marchent en moyenne 3 jours plus tot. La kinésithérapie perineale, recommandée en post-partum, previent et traite l'incontinence urinaire avec un taux de succès de 70 à 80%.
Au-dela de la rééducation, la kinésithérapie joue un rôle préventif majeur : programmes de prévention des chutes chez les personnes âgées (réduction de 30% des chutes), ergonomie en entreprise, prévention des TMS, et préparation physique sportive. Les patients acteurs de leur rééducation obtiennent de meilleurs résultats à long terme.

Pour quels troubles consulter un kinésithérapeute ?
La kinésithérapie couvre un spectre thérapeutique extrêmement large. En rhumatologie et orthopedique, elle traite les lombalgies aigues et chroniques, les cervicalgies, les sciatiques, les hernies discales, l'arthrose (genou, hanche, épaule), les tendinites (coiffe des rotateurs, épicondylite, tendinite d'Achille), les entorses, les fractures en phase de consolidation, les scolioses et les suites d'interventions chirurgicales (protheses, ligamentoplasties, arthroscopies).
En neurologie, le kinésithérapeute intervient dans la rééducation des accidents vasculaires cerebraux (AVC), de la sclerose en plaques, de la maladie de Parkinson, des polynevrites et des paralysies faciales. La rééducation neurologique vise à restaurer la motricité, l'équilibre, la coordination et l'autonomie dans les gestes quotidiens. En pédiatrie, la kinésithérapie traite le torticolis congenital, les retards moteurs, les deformations rachidiennes et la bronchiolite du nourrisson.
La kinésithérapie respiratoire s'adresse aux patients atteints de BPCO, d'asthme, de mucoviscidose, de bronchiolite, et en post-operatoire de chirurgie thoracique. La rééducation perineale est indiquée en pre et post-partum, pour l'incontinence urinaire et les descentes d'organes. La kinésithérapie vestibulaire traite les vertiges positionnels paroxystiques benins (VPPB), les syndromes vestibulaires et les troubles de l'équilibre.
Certaines contre-indications doivent être respectées : fractures non consolidées, inflammations aigues non contrôlées, phlébites actives, fievre élevée et certaines pathologies cutanées au site de traitement. Le kinésithérapeute évalue systématiquement ces risques lors du bilan initial. Pour les pathologies graves (cancer, infections actives), le traitement est adapté en concertation avec l'équipe médicale. La kinésithérapie s'adresse à tous les âgés, du premature au grand âge.

Formation et réglementation du kinésithérapeute
Depuis la reforme de 2015, le cursus de masseur-kinésithérapeute s'etend sur 5 années post-baccalaureat : une année de sélection universitaire (PASS, L.AS ou STAPS) suivie de 4 années en Institut de Formation en Masso-Kinésithérapie (IFMK). La formation totalise 6 400 heures, dont 1 470 heures de stages cliniques. Le diplômé delivre est un Diplômé d'État (DE), reconnu au grade de master (Bac+5). Il existe 49 IFMK en France, dont 24 publics et 25 prives.
Le titre de masseur-kinésithérapeute est un titre protégé : l'exercice illegal est puni de 2 ans d'emprisonnement et 30 000 euros d'amende. Tout kinésithérapeute doit être inscrit au tableau de l'Ordre des Masseurs-Kinesitherapeutes et posseder un numéro ADELI delivre par l'Agence Regionale de Santé (ARS). Le Conseil National de l'Ordre veille au respect de la déontologie et peut sanctionner les manquements.
La formation continue est obligatoire dans le cadre du Developpement Professionnel Continu (DPC). Les specialisations les plus recherchées incluent la kinésithérapie du sport (DIU), la rééducation vestibulaire, la thérapie manuelle orthopedique, la kinésithérapie respiratoire pédiatrique et la rééducation perineale. Des diplômés universitaires (DU et DIU) viennent compléter la formation initiale. Sur PratiConnect, chaque kinésithérapeute est vérifié : numéro ADELI, diplômé et inscription a l'Ordre sont contrôles avant publication du profil.

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