Crâniopuncture YNSA (Yamamoto New Scalp Acupuncture)
La YNSA est un système de crâniopuncture développé par le Dr Toshikatsu Yamamoto, utilisant des zones somatotopiques frontales et occipitales du cuir chevelu pour traiter les douleurs et les troubles neurologiques.
Présentation
La Yamamoto New Scalp Acupuncture (YNSA) est un microsystème de crâniopuncture développé à partir de 1973 par le médecin japonais Toshikatsu Yamamoto (né en 1929). Contrairement à la crâniopuncture chinoise de Jiao, la YNSA utilise des zones ponctuelles (et non des lignes) situées principalement sur la partie frontale (zones de base Yin) et occipitale (zones de base Yang) du cuir chevelu.
Le Dr Yamamoto, chirurgien anesthésiste de formation, a développé ce système en observant des effets antalgiques immédiats lors de la stimulation de zones crâniennes spécifiques. Son système a été enrichi au fil des décennies avec l'ajout de points sensoriels (yeux, oreilles, nez, bouche), de points cérébraux et de points correspondant aux 12 paires de nerfs crâniens.
La YNSA est aujourd'hui enseignée dans plus de 20 pays et fait l'objet de nombreuses études cliniques, notamment au Brésil et en Allemagne.
Créateur : Dr Toshikatsu Yamamoto, Miyazaki, Japon, à partir de 1973.
Principes fondamentaux
- Zones de base Yin (frontales) : 5 zones principales (A à E) situées le long de la lisière frontale des cheveux, correspondant aux grandes régions corporelles : A = tête/cervicales, B = cervicales/épaule, C = épaule/bras, D = lombaires/jambe, E = thorax/abdomen.
- Zones de base Yang (occipitales) : 5 zones miroir situées à l'occiput, traitant les mêmes régions mais préférentiellement les aspects postérieurs.
- Diagnostic cervical et abdominal : spécificité de la YNSA — le choix entre zones Yin et Yang repose sur la palpation diagnostique de points réflexes cervicaux et abdominaux, permettant un traitement personnalisé.
- Points sensoriels : zones spécifiques pour les yeux, oreilles, nez et bouche, situées autour des zones de base.
- Points des 12 nerfs crâniens : développement avancé permettant de traiter les dysfonctions des paires crâniennes (odorat, vision, audition, déglutition, etc.).
Indications principales
- Douleurs aiguës et chroniques de tout le corps (effet immédiat fréquent)
- Rééducation post-AVC : hémiparésie, aphasie, dysphagie
- Paralysie faciale
- Céphalées et migraines
- Troubles de l'équilibre et vertiges
- Parkinson : tremblements, rigidité
- Acouphènes
- Troubles visuels fonctionnels
Déroulement d'une séance
Le praticien commence par la palpation diagnostique des points réflexes cervicaux (le long du muscle sterno-cléido-mastoïdien) et abdominaux pour déterminer les zones crâniennes à traiter (Yin ou Yang). Des aiguilles fines (0,20 × 15–30 mm) sont insérées dans les zones sélectionnées à une profondeur de 3–10 mm, tangentiellement au cuir chevelu. Le praticien vérifie immédiatement l'effet en retestant les points diagnostiques et en évaluant les symptômes du patient.
L'aiguille est manipulée (rotation douce) jusqu'à obtention de l'effet thérapeutique. Durée de rétention : 20 à 30 minutes. L'amélioration est souvent immédiate et cumulative au fil des séances.
Variations et sous-techniques
- Zones de base (A-E) : traitement des douleurs et troubles somatiques généraux
- Points cérébraux (brain points) : pour les troubles neurologiques centraux (AVC, Parkinson)
- Points des nerfs crâniens (I-XII) : pour les atteintes spécifiques des paires crâniennes
- Points Y : dernières découvertes de Yamamoto, correspondant aux 12 méridiens de la MTC projetés sur le crâne
Contre-indications
- Plaies ou infections du cuir chevelu
- Fontanelles non fermées chez le nourrisson
- Anticoagulants à haute dose (risque d'hématome)
- Épilepsie non contrôlée (prudence)
Avertissement médical
Les informations présentées dans cet article sont fournies à titre éducatif et informatif uniquement. Elles ne constituent en aucun cas un avis médical, un diagnostic ou une prescription de traitement. En cas de doute, consultez toujours votre médecin ou un professionnel de santé qualifié. Les techniques décrites ne se substituent pas à un traitement médical conventionnel.